Henry Patrice Marie, comte Russell-Killough, l'homme qui vivait dans les grottes

Henry Patrice Marie, comte Russell-Killough, plus connu sous le nom d’Henry Russell est un des pionniers de la conquête des Pyrénées.
Né en 1834 à Toulouse, mort en 1909 à Biarritz, son père était irlandais et sa mère gersoise.
À l'âge de 23 ans, il entreprend un premier voyage lointain en Amérique du Nord.
En 1858, depuis Barèges dans les Hautes Pyrénées, il se lance dans l’ascension du pic de Néouvielle, de l'Ardiden et du mont Perdu.
Seul, ou avec ses guides il effectue d'innombrables ascensions, réalisant une trentaine de premières.
Il vit d'une fortune personnelle et des rentes de ses placements bancaires.
Sa passion devient le Vignemale qu’il gravit pour la première fois le 14 septembre 1861 avec un guide.
Le 19 août 1864, à Gavarnie, il fonde avec trois autres pyrénéïstes la première société de montagnards : la société Ramond.
En 1868 il effectue la première hivernale.
C'est la première grande ascension hivernale effectuée en Europe.
Au mois d’août 1880, il passe une nuit à la belle étoile au sommet de la Pique-Longue où il a très froid et c’est alors qu’il imagine l'aménagement de grottes, car il pense que tout autre construction défigurerait la montagne.
Le 1er août 1882 la première grotte est achevée; c'est la villa Russell, située à 3 205 m d'altitude.
Il habite sa grotte pendant trois jours.
Le 12 août 1884, il la fait bénir ainsi que le Vignemale.
Six grottes seront aménagées et ornées de tapis et autres accessoires étranges à cette altitude.
Le 5 décembre 1888, il demande au préfet des Hautes-Pyrénées de lui accorder la concession du Vignemale.
La location annuelle est fixée à 1 franc sur 99 ans et débute en janvier 1889.
Cent ans plus tard, en 1989, le Vignemale revient dans le domaine public.
Il monte pour la trente-troisième et dernière fois au sommet du Vignemale le 8 août 1904.
Il meurt en 1909. Il est inhumé au cimetière de Pau.


Pour aller plus loin...

Pau, Biarritz, Pyrénées

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Le comte Henry Russell-Killough (1834-1909) appartient à la légende des conquérants des cimes pyrénéennes de la seconde moitié du XIXe siècle. Moitié irlandais et moitié gascon, ce grand voyageur va consacrer sa vie aux Pyrénées, tant en pérégrinations - il arpente la chaîne pendant plus de 30 ans, y faisant la plupart des ' premières sur les pics de plus de 3 000 mètres - qu'en littérature. Routard, écologiste et humaniste avant l'heure, il évoque dans ses écrits ce qu'il soit, ce qu'il pense, ce qu'il ressent. C'est cette ouvre que Yann Gouyon nous propose. dans une première traduction française établie d'après l'édition définitive de 1890. Plus qu'un guide de promenades, Pau, Biarritz, Pyrénées est un témoignage éloquent de la beauté de ces montagnes au gré d'impressions poétiques et de renseignements pratiques. Henry Russell nous conduit dans les vallées d'Aspe, d'Ossau, et d'Argelès, sur le chemin de ses randonnées à effectuer au départ de ces deux stations d'hiver. Ainsi, il chemine à travers les vertes étendues pastorales, spectateur actif et émerveillé de la diversité des paysages pyrénéens façonnés par le temps et l'histoire.
Souvenirs d'un montagnard : Edition du centenaire

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Henry Russell et ses grottes : Le fou de Vignemale

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Le comte Henry Russell, inventeur du pyrénéisme d'exploration, effectua dans sa jeunesse de périlleux voyages en Asie, en Océanie et en Himalaya qui inspirèrent Jules Verne. Il se prit ensuite de passion pour le Vignemale, plus haut sommet des Pyrénées françaises, dont il réalisa trente-trois fois l'ascension. Sa notoriété exceptionnelle se transforma en célébrité lorsqu'il décida de consacrer toute sa fortune à percer sept grottes sur cette montagne, à différentes altitudes, en raison des caprices du glacier d'Ossoue. C'est dans ces cavernes que ce solitaire excentrique aimait aussi tenir salon, exacerbant les critiques et les passions ! Celui qui fut surnommé affectueusement " le Fou du Vignemale " obtint en 1889 le droit de régner sur ce sommet prestigieux et son glacier, par un bail de 99 ans consacré par arrêté préfectoral.

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