La bataille de l'ours des Pyrénées

Dans tous les sondages, les français veulent des ours. Le seul problème est que celles et ceux qui vivent sur place, les montagnards, les agriculteurs et les bergers n'en veulent pas. 

Depuis une trentaine d'années partisans et anti-ours s'affrontent et le Gouvernement doit tenir les engagements de réintroduction que réclame l'Europe.

A chaque annonce de réintroduction d'ours slovènes, la bataille repart.

A l'origine, l'ours était présent dans une grande partie de l'Europe, mais fut abondamment chassé au cours du Moyen-Âge. 

L'ours se retrouva peu à peu cantonné aux régions montagneuses telles que les Alpes, les Pyrénées, le Jura et les Vosges au XVIIIe siècle. 

À cause d'une pression toujours plus importante de l'homme sur leur habitat et leur population, le nombre d'ours français ne cessa de diminuer. 

Dans les Pyrénées-Orientales, le dernier ours sauvage du département fut tué en 1846, lors d'une battue organisée à cet effet.

Dès le début du XXe siècle, on ne trouve plus aucun ours en dehors des Pyrénées, où leur nombre est estimé entre 70 et 150. 

Le déclin est rapide, malgré l'intervention du gouvernement et l'arrêt de la chasse à l'ours n'est effectif qu'en 1962. 

L'ours brun est inscrit sur la liste des espèces protégées en 1979 et le premier plan de sauvegarde remonte à 1984. 

On recensait une quinzaine d'individus dans les années 1980 et seulement cinq au milieu des années 1990.

La dernière ourse de souche pyrénéenne, « Cannelle », a été abattue par un chasseur le 1er novembre 2004. Son fils « Cannellito, » né en 2004, est ainsi le dernier ours de souche pyrénéenne encore en vie.

Mais il est isolé, avec « Néré » son père, dans les Pyrénées occidentales par les vallées d'Aure puis de la Pique et celle de la Garonne, à au moins 50 km de la quinzaine de femelles. Cinq seulement, présentes dans les Pyrénées centrales en 2015, sont estimées suivies.

Au début des années 1990, le gouvernement décide de lancer un programme visant à restaurer une population d’ours viable, c'est-à-dire suffisamment nombreuse, en introduisant dans les Pyrénées des ours bruns d'origine slovène, proches de la souche pyrénéenne sur le plan de leur patrimoine génétique et de leur mode de vie.

Entre mai 1996 et mai 1997, trois ours slovènes sont ainsi relâchés à Melles dans les Pyrénées centrales : deux femelles, « Mellba » et « Ziva », en 1996 et un mâle, « Pyros », en 1997. 

Les deux femelles étant gravides, elles donnent naissance à cinq oursons la même année. 

En 2006, cinq ours slovènes supplémentaires sont lâchés dont quatre femelles : « Palouma », morte la même année, « Francka », morte l'année suivante, « Sarousse », qui semble stérile et « Hvala », qui a eu quatre portées pour 9 naissances en 7 ans, ainsi qu'un jeune mâle, « Balou », ceci conformément au plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises.

Les associations de défense de l'ours ne peuvent pas comprendre ni accepter la réaction et l’attitude  des organisations agricoles suite à l’annonce du lâcher de deux ourses en Béarn à l’automne 2018

Préservation de la biodiversité et maintien de l'élevage en montagne sont pour l'instant irréconciliables. 

 

Pour en savoir plus sur : 

La Fête de l'ours

Les montreurs d'ours

 

 

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