Le château de Galinières, une « grange » fortifiée classée aux Monuments Historiques

A l’origine Galinières est une grange dépendant de l’abbaye de Bonneval, constituée à partir de donations de familles nobles de la région et des évêques de Rodez entre 1163 et 1181. 

 

Un peu d’Histoire…

La grange n'apparaît pas dans un acte de 1162 donnant la liste de six granges appartenant à l'abbaye de Bonneval, mais le nom du lieu apparaît en 1163 dans une charte de confirmation de l'évêque de Rodez pour les dîmes qu'y possède l'abbaye.

En 1168, l'évêque de Rodez Hugues donne des terres et confirme une donation de dîmes qu'il avait « in territorio grangie de Gallinerias ». 

C'est la première mention de la grange.

L’abbé nomme le maître de grange qui est à la tête d’une équipe de convers. 

Ce domaine agricole devient rapidement la plus importante des 15 granges que possède l’abbaye.

En 1184, une bulle du pape Luce III annonce que celui-ci prend la grange sous sa protection.

En 1168 l'évêque Hugues de Rodez, frère du comte de Rodez, fait donation de sept mas d'exploitation sis au terroir de Galinières, près de Pierrefiche, dont ceux de Versièges et Pérols. 

L'édifice est un bâtiment des XIVe et XVe siècles, un très bel exemple d'architecture militaire qui reproduit trois fois le modèle du château seigneurial du moyen-âge, avec salle et tour.

Le point de départ de la construction se situe au temps de la guerre de Cent Ans. 

Le premier ensemble, édifié en 1371, comprend une salle et une grande tour à contrefort. Le second qui serait du début du XVe siècle, réunit une salle et une autre tour carrée avec archère et machicoulis.

Le troisième, parallèle au premier, date du XVIe siècle.

La tour ronde, qui protège l'escalier, n'a plus ici qu'une fonction symbolique. 

Ces trois ensembles sont quasi inchangés depuis leur origine.

 

La grange monastique

Galinières joua un rôle important au moment des Guerres de Religion, la place paraissant suffisamment sûre pour que les Etats du Rouergue puissent s'y réunir en 1576 et décident une trêve d'un mois avec les protestants du sud du Rouergue. 

A la Révolution, le domaine fut nationalisé comme bien ecclésiastique, et rapporta à l'état une somme record pour l'Aveyron.

La grange monastique des Galinières possède un donjon (tour-grenier) bâti à partir de 1371 (au deuxième étage se trouve la chambre dite de l'Abbé avec un décor peint formé de sarments de vignes). 

Comme tous les établissements de ce type, la grange monastique possède une série de bâtiments et équipements annexes liés à l'usage agricole : terre, granges, fontaines, bergerie, maisons pour le personnel.

L'ancien logis du garde-bois est situé dans la basse-cour, adossé à l'ancienne fortification et flanque l'ancienne porte d'accès à la cour.  Il conserve une porte en arc brisé, une fenêtre gothique et des baies à coussièges. 

En 1928, un incendie détruit une partie des bâtiments. Les bâtiments les plus anciens sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire le 13 février 1928.

En 1982, une partie de la propriété ainsi que le donjon du château est achetée par Annie et Yves-Olivier Denoual, qui entreprennent d'importantes restaurations.

La famille Baldit possède le corps de logis et une partie du château mais aussi la chapelle.

Une campagne de restauration sur la tour maîtresse et la partie ruinée du logis entre 1994 et 2001 est engagée.

La grange de Galinières a fait l’objet de plusieurs protections au titre des monuments historiques, la grange elle-même fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 13 février 1928.

Le donjon fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 février 1988.

Enfin, l'ensemble comprenant l'ancien logis du garde-bois, l'ancienne bergerie qui était la propriété de la Famille Baldit et l'aire de battage fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 mai 1999.

 

Château de Galinières
12130 Pierrefiche

Tél. : 05 65 70 75 11

 

 

 

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