Le grand monument aux morts

Albi abrite le plus grand monument aux morts pour une ville de 50.000 habitants.

Voici l'histoire du monument racontée par « Le Militerial », Musée mémorial pour la Paix de Boissezon,  dans le Tarn. 

« Dans sa séance du 31 décembre 1918, le Conseil Municipal présidé par M. Edouard Andrieu, Maire d'Albi, en hommage aux artisans de la Victoire, décide de commémorer l'héroïsme des enfants de notre cité, morts pour la France, en faisant graver leurs noms sur des plaques de marbre, qu'il est prévu d'ériger dans la salle des Etats Albigeois de l'Hôtel de Ville. M. Léon Daures, architecte départemental, est chargé de soumettre un projet de décoration de cette salle.

Finalement, le 3 mai 1919, M. le Maire demande à l'Assemblée d'abandonner ce projet et suggère d'ajourner après les élections municipales, le vote ferme d'un nouveau projet, de monument public, confié au même architecte. Les plaques initialement prévues seront apposées à l'intérieur du bâtiment.

Sur proposition de Léon Daures en avril 1921, l'emplacement est choisi sur l'avenue du Pigné (actuellement, boulevard du Général Sibille), le ravin du Bondidou, fut comblé pour cet aménagement.

Les travaux s'élèvent à 280.000 francs. 

Un comité est constitué par la municipalité et formé de membres sans distinction d'opinion et de croyances. Une souscription publique est aussitôt lancée et connut un succès au-delà des espérances.

La première pierre est posée le 19 février 1924. 

Nous ne nous attarderons pas sur l'architecture détaillée du monument, bien qu'il avait été demandé à l'architecte de concevoir un monument " simple et grandiose ", et qui donna une réponse " monumentale " en s'inspirant des arcs de triomphe en utilisant le matériau local, la brique.

Après, plusieurs délibérations, à l'intérieur des quatre pilastres devaient figurer quatre personnalités albigeoises. 

Les noms du Colonel Teyssier, du Général Séré de Rivière, du Général Sibille et de Jean Jaurès, furent arrêtés. Le nom de Jaurès, qui fut joint, déclencha une polémique de la part de deux familles des deux précédents que l'on peut comprendre mais qui, lorsqu'on fait le bilan de la personnalité jaurésienne, semble bien dérisoire face aux engagements de l'Homme convaincu du pacifisme qu'il professait.

 Le Comité accomplissait une œuvre d'union patriotique, de concorde et de justice.

 Le Comité dans ce choix, s'est seulement souvenu du grand Albigeois, qu'était Jaurès, de la noblesse de son caractère, de son généreux idéalisme, de la passion pour la Paix et de sa mort tragique.

L'inauguration a lieu le 28 novembre 1928. 

Après le discours du maire Louis Devoisins, la lecture des 642 noms par M. My, mutilé de guerre, vient la bénédiction du monument par l'archevêque et la lecture d'une prière par le pasteur.

La Marseillaise, jouée par l'Harmonie d'Albi, mettait fin à la cérémonie suivie par une foule immense. »

 

 

 

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