La « Papaline » d’Avignon, en souvenir du passage du Pape

En 1835, Auguste Blachère, liquoriste de son état, eut l’idée d’assembler une soixantaine de plantes, dont l’origan, plante aromatique et condimentaire, plus connue sous le nom de  marjolaine, cueillies sur les contreforts du Mont Ventoux.

Fondée en 1835, la distillerie Auguste Blachère est l’une une des plus ancienne de Provence, autrefois installée à Avignon. Sa liqueur d’origan aurait permis de lutter contre la terrible épidémie de choléra qui frappa Avignon en 1884.

Ces plantes sont macérées, distillées puis le fabricant y ajoute du miel de Provence pour en faire une douce liqueur qui se fabrique toujours à la distillerie de Châteauneuf du Pape.

En 1960 les maîtres pâtissiers de Vaucluse créent une spécialité reprenant les produits du terroir, spécialité innovante et raffinée. La « papaline » d’Avignon est née ainsi nommée en souvenir du passage des Papes en Avignon.

Son enrobage de chocolat est coloré pour rappeler la robe des cardinaux. Carpentras ayant son berlingot, Aix son calisson, Montélimar son nougat, Avignon se devait d’avoir sa friandise.

Les Papalines sont des friandises incontournables de la cité des Papes, inscrites à l’inventaire du Patrimoine National des Spécialités Françaises.

Elles sont commercialisées uniquement par une soixantaine de pâtissiers-confiseurs, affiliés à la Confédération Nationale.

Environ 5 tonnes de papalines d’Avignon sont vendues chaque année.

  

La fabrication de la Papaline

« Le confiseur préforme dans de l’amidon des alvéoles destinées à être remplies de cette délicieuse liqueur. Cristallisée superficiellement après séchage, la coque de sucre est prête pour l’enrobage. Celui-ci s’effectue au fin chocolat mi-amer, permettant de consolider le bonbon-liqueur. Un second enrobage intervient, au chocolat rose cette fois. La finition s’effectue grâce à une brosse spéciale qui permet de réaliser les pointes, lorsque le chocolat est encore un peu liquide. Au bout de quelques jours, la première coque de sucre ayant fondu au contact de la liqueur, il ne restera que liqueur et chocolat ».

 

 

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