Les bébés de la Vierge Noire de la Daurade

C'est en 1773 que débute la construction de La Daurade telle qu’on la connaît aujourd'hui.
Interrompus par la Révolution, les travaux reprendront lorsque le calme sera revenu.
La particularité de la basilique est la présence d'une Vierge noire.
Mais s’il y en a beaucoup dans d'autres églises du Sud, celle de La Daurade est toujours vêtue d'habits neufs.

Notre-Dame des Bonnes Couches...

La Vierge Noire de la Basilique de la Daurade, patronne de Toulouse est également surnommée Notre-Dame des Bonnes Couches car elle est réputée protéger les femmes enceintes. 
La statue exposée aujourd’hui est la seconde copie de l’originale.
En effet, celui-ci fut volé au XIVe siècle puis reproduit à l’identique. 
La statue fut ensuite brûlée en 1799, à la Révolution, place du Capitole. 
Une nouvelle statue fut ensuite sculptée en 1807, selon les souvenirs que l’on avait de la précédente. 
L’actuelle Vierge Noire qui mesure 2m de hauteur est vêtue d’une robe que l’on change selon le calendrier liturgique. 
On lui prête plusieurs miracles à son actif et notamment le sauvetage du quartier Saint-Michel en 1672, lors d’un incendie. Régulièrement on déshabille la statue et on la rhabille.

Les différentes robes sont offertes par des célébrités, Jean Charles de Castelbajac à offert la sienne, ou par des Toulousains.
L'une de ces parures se nomme "la robe AZF", cadeau de remerciements d'un paroissien pour avoir échappé à la catastrophe de l'usine AZF en septembre 2001, à Toulouse.
Tout au long des siècles, les fidèles ont offert de magnifiques robes et autres atours richement brodés.
Encore aujourd’hui, il n’est pas rare de croiser une fidèle, enceinte, en prières devant la statue de la Vierge Noire. 
Selon, le vicaire épiscopal de Toulouse, elle reçoit environ un millier de lettres chaque année, lettres de toutes les régions de France mais aussi des Antilles, du Pacifique, de Belgique…

 

Basilique de la Daurade
1, place de la Daurade, 
31000 Toulouse
Tél. : 05 61 21 38 32


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L'actuelle église de la Daurade à Toulouse a remplacé un prestigieux sanctuaire démoli en 1761. Sancta Maria Deaurata (la " dorée ", à cause du magnifique décor de mosaïques àfond d'or tapissant les murs de son abside) a alimenté bien des légendes. On la disait fondée sur un temple gaulois, ou romain, dédié à Apollon ou Pallas. On a eu bien des doutes sur sa fonction : chapelle palatine des Wisigoths ou mausolée royal, église consacrée par saint Exupère au début du Ve siècle ? Pas un auteur, du XVIe au XXIe siècle, qui n'ait eu son avis. Rattaché à la grande abbaye clunisienne de Moissac en 1077, le monastère s'orne d'un cloître, l'église est progressivement transformée. A la fin du Moyen Age, la Daurade est à la tête d'immenses possessions dont les origines ont également fait l'objet de bien des spéculations. De tout cela, il ne reste que des fragments épars dans quelques musées... Jacqueline Caille rassemble ici toutes les sources disponibles, dispersées dans les fonds d'archives les plus divers et dans la bibliographie internationale. Elle rend ainsi possible l'étude de cet ensemble monastique exceptionnel, et fait revivre, à travers des documents inédits, la Toulouse du XVe siècle avec sa population, ses métiers et son organisation urbaine.
Les mosaïques de l'église wisigothique de Toulouse dite La Daurade et leur support architectural : Iconographie et datation

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Malgré son allure trompeuse de temple gréco-romain, l'actuelle basilique toulousaine de Notre-Dame dite La Daurade (la Dorée) trône solennellement sur la rive droite de la Garonne depuis seulement deux siècles et demi, alors que ses murs recouvrent l'un des plus anciens sanctuaires de la Gaule chrétienne. Si les dernières avancées archéologiques ont permis de renouveler la vision architecturale de l'édifice antique sur lequel se sont penchées des générations d'archéologues et d'historiens, elles do. pas pour autant soldé la masse de questions qui se posent quant à son origine, sa datation et l'iconographie de son célèbre décor mosaïque aujourd'hui disparu. L'étude qui fait l'objet de la présente publication offre, pour la première fois, l'ensemble des notes prises parle moine bénédictin Odon Lamothe lors du nettoyage des mosaïques en 1633. Après les avoir collationnées, transcrites, traduites et commentées, l'auteur a procédé à une analyse année qui l'a conduit à proposer une datation précise desdites mosaïques ainsi qu'une explication des circonstances et des raisons qui ont pu présider à leur réalisation par la volonté du roi wisigoth Théodoric Ie dès la fin de l'an 439. Initialement consacrée au Christ sauveur, l'église antique est passée sous le vocable de Marie, mère de Dieu, un siècle plus tard, ce qui fait d'elle le plus ancien sanctuaire marial de la Gaule chrétienne à avoir laissé des preuves tangibles de son existence : tesselles, colonnes et chapiteaux, en tout près d'une centaine.
Toulouse au Moyen Age: 1000 ans d'histoire urbaine

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A Toulouse, comme ailleurs, le Moyen Âge - considéré comme la période allant de la fin de l'Antiquité au XVe siècle - est une période clef pour l'organisation du centre historique de la ville.
Capitale des rois goths, tête de pont des souverains carolingiens, centre du pouvoir des comtes Raimond, puis relais de la puissance royale dans le Midi, Toulouse a connu un destin singulier et parfois brillant. Les monuments religieux qui subsistent de l'époque médiévale, comme les exceptionnelles églises de Saint-Sernin et des Jacobins, en témoignent de façon éloquente.
Depuis trente ans, l'archéologie urbaine a livré, à travers les résultats d'une quarantaine de fouilles, nombre d'informations inédites sur son développement topographique et sur l'histoire de ses quartiers, de ses rues, de ses bâtiments civils et religieux, de ses maisons et hôtels particuliers.
Confrontées aux données des archives, ces informations permettent de porter un regard nouveau sur la ville médiévale et sur les grandes étapes de son histoire pendant un millénaire.

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