Cette étonnante Tour Zizim

En pleine cité médiévale, à Bourganeuf, dans l'enceinte de l’ancienne commanderie des hospitaliers de Saint de Jérusalem, fondée au XIIe siècle, règne une tour très originale, aux allures orientales, vestige d’un autre temps.
Entre 1484 et 1486, une tour fut en effet érigée pour garder Djem, surnommé Zizim, fils de Méhémet, puissant Sultan Ottoman.
Cette tour fit office de prison pour Zizim, en exil. Tour massive de sept étages, dont deux réservés aux appartements du Prince, aux murs épais de 2,80m, percés de meurtrières, elle est dotée d’une impressionnante charpente. Elle possède des équipements peu communs pour l’époque : latrines et cheminées à chaque étage, cave avec puits central...


Lors de la seconde guerre mondiale, cette vocation carcérale a été confirmée, retenant 62 résistants prisonniers qui ont laissé de très nombreux et émouvants graffitis sur les murs.
La Tour Zizim est l’un des éléments notables de la cité médiévale avec le château, construit entre 1150 et 1160 par les Hospitaliers, la Tour Lastic et la Tour de l’Escalier, réputée pour son escalier à vis.
La Tour Zizim est inscrite aux Monuments historiques. 

 

Tour Zizim
Le bourg
23400 Bourganeuf
Tél.05 55 64 12 20 

http://www.ot-bourganeuf.com/


Pour aller plus loin...

Zizim, le prisonnier de la Tour

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Parmi la foule qui se presse pour voir passer ce jeune homme triste et fier — hôte d’honneur et captif — un garçon de seize ans se pousse au premier rang et tout haut exprime son indignation. A dater de ce jour, Charles de Blanchefort sera l’ami du Sultan Zizim, il l’écoute passionnément évoquer sa vie ancienne, la lutte qui l’opposa à son frère Bajazet, la déroute qui l’obligea à se remettre entre les mains des Chevaliers de Rhodes. L’admiration de Charles, son affection, rendent à Zizim la captivité moins lourde. Des intrigues se nouent dans la Tour. Ce prisonnier que les cours d’Europe se disputent, des amis dévoués, conspirant avec Charles, préparent sa fuite, tandis qu’un de ses geôliers, le sombre « Epervier » souhaite sa disparition. Qui doit l’emporter ? Ce passionnant récit historique se déroule au XVe siècle, mais à Bourganeuf, dans la Creuse, on peut voir encore aujourd’hui se dresser la Tour où le Sultan Zizim soupirait après la liberté perdue.
Zizim ou L'Epopée tragique et dérisoire d'un prince ottoman

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À la mort du sultan Mehmed II son père, Djem, héritier de l'empire ottoman dont la vie se déroulait jusque-là de joutes poétiques en chasses au faucon, est contraint de prendre les armes contre son frère qui s'est emparé du pouvoir à Constantinople. Défait par les troupes de Bajazet II, il demande l'aide des Hospitaliers de Rhodes pour prendre à revers l'usurpateur. Conscient qu'il détient là une monnaie d'échange inespérée contre les Turcs, l'ordre de Saint-Jean feint d'accepter.
Dès lors Djem, redevenu Zizim, son prénom d'enfance, va suivre le long chemin d'un exil doré de Nice à Chambéry, de la commanderie des Templiers à la Rome des Borgia. Traité à la fois en prince étranger et en prisonnier, il espère et désespère tour à tour de ses gardiens-alliés, lui qui n'est plus qu'un otage que se dispute la Chrétienté.
Des fastes de l'Orient aux traîtrises de l'exil, l'histoire vraie et malencontreuse d'un destin à rebours, l'épopée tragique et dérisoire d'un prince sans royaume.
Le prisonnier de Bourganeuf : Djem Sultan, 1459-1495

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Qui passe par Bourganeuf (Creuse), ne peut manquer de remarquer la tour Zizim, édifiée il y a cinq siècles pour servir de résidence-prison à Djem Sultan, Djem-Djem pour sa mère, Zizim pour les Occidentaux, dont l’histoire et les amours ont passionné Victor Hugo et Lamartine. Fils cadet de Mehmet II, le conquérant de Constantinople, Djem avait été choisi par ce dernier pour lui succéder à la tête de l’Empire ottoman, au détriment de Bajazet, le fils aîné. Mais, à la mort de Mehmet II, Bajazet refusa de reconnaître la volonté de son père, et vainquit Djem Sultan, qui se réfugia à Rhodes (1482) auprès des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Expédié en France par Pierre d’Aubusson, Grand-Maître de l’Ordre, le prince allait passer sept années, dans le Dauphiné et le Limousin, sous la surveillance des Chevaliers de la langue d’Auvergne, où il vécut une belle histoire d’amour avec Philippine de Sassenage. Livré à Rome en 1489, l’otage fut délivré - en 1494 - des mains du pape Alexandre Borgia, le jour où le roi de France entra dans la ville. Des Turcs de son entourage ayant décidé de rester pour la vie en Limousin, il s’ensuivit une importante postérité ottomane.

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