Le château abbaye de Cassan, le « Petit Versailles du Languedoc »

En 1080, grâce à une donation de terres faite par la famille Alquier, puissante famille de la région de Béziers, à quelques chanoines qui avaient quitté vers 1066 le chapitre de la cathédrale de Béziers, un prieuré est fondé.

Le second prieur, Guiraud (1070 – 1123) va donner à ce monastère sa notoriété, une notoriété qui attire les donations de l'aristocratie de toute la région.

La règle suivie est celle de Saint-Augustin.

 

Un peu d’Histoire…

Le 6 octobre 1115, une nouvelle église prieurale est consacrée. De nombreuses reliques accroissent la renommée du prieuré, un des quatre Saints Suaires du Christ connus en Occident, des reliques du Saint-Sépulcre, de la Couronne d'épines, de sainte Marthe…

Ce lieu servira de nécropole pour la noblesse de Béziers et de toute la région. 

Sainte-Marie de Cassan abrite, en effet, les sépultures de célèbres prélats, de seigneurs et des Trencavel, vicomtes de Béziers.

Le xiiie siècle marque un tournant décisif pour le prieuré.

Le pape Innocent III, à l'origine de la croisade contre les Cathares, promulgue une bulle d'exemption à l'encontre du prieuré conventuel de Cassan, le soumettant directement au Saint-Siège.  

Le prieuré échappe ainsi à la juridiction des évêques de Béziers, dans le domaine spirituel il n'a de comptes à rendre qu'au Pape à Rome. Au plan temporel, les chanoines se donnent le roi de France, Louis IX, pour suzerain en 1268, d'où le nom de prieuré royal.

Au xive siècle, le prieuré est durement frappé par la peste noire et la Guerre de Cent ans. Puis les guerres de religion vont aggraver les difficultés.

En 1539, puis de nouveau en 1563, les troupes protestantes avec à leur tête Jacques de Crussol et Claude de Caylus  incendient et pillent le monastère.

Le déclin amorcé au xive siècle se poursuit dans les siècles suivants. En 1605 le prieuré n'héberge plus que sept ou huit chanoines.

En 1671 le prieuré est rattaché à l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris. Dans la seconde moitié du xviiie siècle, le prieur commendataire Pas de Beaulieu rebâtit le monastère. 

À la Révolution française, les chanoines, qui ne sont plus que cinq, sont chassés.

Le prieuré est déclaré bien national ; il est vendu en mars 1791 à Marc Antoine Thomas Mérigeaux, avocat à Pézenas, qui l'aurait acheté pour le compte du Prince de Conti afin d'y loger sa maîtresse Madame de Brimont.

Le monastère prend alors sa nouvelle appellation laïque de « Château de Cassan ».

Au cours des XIXe et XXe siècles, le prieuré-château de Cassan connaît plusieurs propriétaires.

L'État l'achète pour y héberger des centres de formations administrés par le ministère de l'Éducation nationale puis par le ministère des DOM-TOM.

En 1995, Cassan est vendu par l'Etat à Claude et Mireille Charrier qui l'ouvrent au public et restaurent les jardins.

Le château est acheté en 2002 par un groupe immobilier qui y développe actuellement  des programmes d’innovation pour entreprises et vise à en faire un centre européen de prévention et de recherches sur le bien-être au travail. 

L'édifice et ses abords sont ouverts à la visite et accueillent différents évènements culturels.

 

Le château abbaye de Cassan 

D13, entre Roujan et Gabian
34320 Roujan

Tél. : 04 67 24 52 45

info@cassan.org

 

https://chateau-cassan.com/

 

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