Germaine Chaumel, photographe d'exception

Dans la maison de Blagnac dormaient des milliers de photos et de négatifs...
La grande photographe Germaine Chaumel, disparue en 1982, aura été le témoin privilégié du Toulouse des années 1935/1950.
Sa fille Paqui avait commencé un travail de renaissance du travail de sa mère, une résurection qui se poursuit avec le concours des Archives Municipales de Toulouse.
Totalement oubliée de l’histoire actuelle de la photographie, Germaine Chaumel fut pourtant l’une de ses plus grandes représentantes.
Elle fait partie de ce que l'on nomme  « la nouvelle vision » photographique qui se développe dans  l’entre-deux-guerres, mais n’eut simplement pas la chance de pratiquer son art dans la capitale de la photographie qu’était alors Paris.
Autodidacte, elle se forme à la photographie en étudiant les travaux de Man Ray et Brassaï, ses références.
A partir de 1935, sa passion pour la photographie devient exclusive à tel point qu’elle en fait réellement son métier dès 1936.
Très vite, elle mène de front le portrait, en particulier dans le studio qu’elle aménage dans son appartement et le reportage, au service notamment de journaux nationaux (L’Express du Midi qui deviendra La Garonne, Paris-Soir....) ou internationaux (New-York Times).

Armée de son Rolleiflex, elle balaie tous les domaines de la photographie, de la scène de rue à la publicité, de la nature morte au nu, de la mode au paysage urbain.
Photojournaliste de qualité, elle couvre les plus grands événements de cette époque
troublée : les grandes grèves de 1937, l'exil des républicains espagnols dans les
Pyrénées dès 1938, l’arrivée des milliers de réfugiés de l'exode en 1940, les deux
voyages du Maréchal Pétain à Toulouse, les grandes manifestations vichystes, la
libération de la ville en août 1944 et l’arrivée du général de Gaulle.

Témoin d’une situation sociale extrêmement difficile, elle l’est aussi d’une vie
culturelle intense qui voit défiler à Toulouse les plus célèbres artistes de l’époque :
Louis Jouvet, Maurice Chevalier, Jean-Pierre Aumont, Jean Nohain ou encore Joséphine Baker.
Elle s’impose même comme une bonne photographe du sport.
Son oeuvre, d’une exceptionnelle sensibilité, porte un regard empathique d’une émouvante proximité sur le quotidien des Toulousains.

A l’occasion du 30e anniversaire de sa mort, la Ville de Toulouse et l'Espace EDF Bazacle, en collaboration avec le Château d'eau, galerie de photographies de Toulouse, ont décidé de lui rendre hommage de novembre 2012 à février 2013.

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