Le Château de Pau : de Gaston Phébus à Henri IV

Dressé au cœur de la ville, face aux Pyrénées, sur un éperon rocheux surplombant le Gave, le château de Pau est le monument emblématique de la ville et leur évolution est étroitement liée.

Du Moyen-Age au XIXe, les siècles ont laissé leurs traces sur ses murs et dans ses décors. 

Nombreuses sont les figures historiques qui marquent ce lieu et au-dessus de toutes les autres, celle d'Henri IV, premier roi de France et de Navarre qui y voit le jour le 13 décembre 1553.

 

Un peu d’Histoire…

La première mention connue du château de Pau remonte au XIIe siècle, mais il est probable qu'une fortification a été édifiée dès le Xe siècle sur l'éperon rocheux surplombant le gave de Pau .

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, le château de Pau est radicalement transformé par Gaston III, comte de Foix et vicomte de Béarn (1343-1391) plus connu sous le nom de Gaston Fébus.

Ce prince profite des troubles pour augmenter sa fortune et ses domaines.

Son projet, inachevé à sa mort, de créer un véritable état pyrénéen de Foix jusqu'à Pau, le pousse à une intense activité de bâtisseur.

Il fait construire ou agrandir plusieurs châteaux sur ses terres pour les protéger de ses ennemis.

La forteresse imprenable voulue par Gaston Fébus est maintes fois remaniée par ses successeurs. Les transformations les plus importantes sont opérées sous le règne de Gaston IV de Foix-Béarn (1423-1472) .

Gaston IV favorise Pau comme capitale du Béarn et en 1512, lorsque Catherine de Navarre et son époux Jean d'Albret sont chassés de Pampelune et se replient sur leurs territoires français, c'est tout naturellement qu'ils y trouvent refuge.

C'est sous le règne d'Henri II d'Albret et de son épouse, Marguerite d''Angoulême, sœur du roi de France, François 1er, que les transformations s'accélèrent .

En octobre 1620, le château est le théâtre d'un événement capital dans l'histoire du Béarn : la venue à Pau du roi Louis XIII qui fait enregistrer un édit portant la réunion du Béarn et de la Navarre au royaume de France... et ordonne d'amener à Paris une partie du mobilier d'apparat et de la collection de peintures encore en place. Depuis le départ d'Henri IV, le château a été confié à la garde de gouverneurs.

Le château de Pau est préservé de la démolition sous la Révolution française .

Soucieux de se rattacher à son glorieux ancêtre Bourbon, Louis-Philippe Ier (1830-1848), roi des Français, décide à son tour d'entreprendre la complète restauration du palais de Pau.

Il revient à l'empereur Napoléon III de poursuivre la rénovation du château de Pau. 

Lorsque l'Empire s'effondre en 1870, les travaux ne sont toutefois pas achevés et il faudra attendre encore quelques années pour que se clôture, sous la IIIe République, la grande campagne de restauration et de renaissance du château de Pau commencée en 1838.

Après la chute du Second Empire en 1870, le château de Pau garde pendant quelques années sa vocation de demeure de prestige en devenant un palais national à l'usage des présidents de la nouvelle république.

Le président Sadi Carnot y descendra ainsi en 1891. Le grand vase de porcelaine de Sèvres, qui orne la salle à manger des officiers de service, est envoyé à Pau en témoignage de cette visite. 

La vocation de palais s'efface devant celle de musée, un lieu de mémoire consacré à Henri IV et à la fameuse carapace de tortue qui lui aurait servi de berceau. 

En 1929, le château de Pau devient musée national.

 

 

À voir également dans le département

Pataugas est sauvé !

placeMauléon - Pyrénées Atlantiques 
label Made in Grand Sud  

Le moment fort de l'année à Pau : le Grand Prix automobile

placePau - Pyrénées Atlantiques 
label Gares & Trains Etonnant... non ?  

Turlutte au chocolat et autres douceurs

placeMaison basque Pyrénées-Atlantiques  
label Rien que le nom m'amuse...  

A Biarritz, l'Hôtel du Palais, résidence de Napoléon III et Eugénie, puis hôtel de « Sissi » ou de Jacques Martin

placeBiarritz - Pyrénées-Atlantiques 
label Edifices remarquables Films : lieux de tournage Hôtels, restaurants, bars Etonnant... non ?  

Nos partenaires