Simone Veil, Grande Dame du Grand Sud

Simone Veil, académicienne, ministre, Présidente du Parlement Européen, qui repose désormais au Panthéon aux côté de son Mari Antoine, a bien connu le sud de la France.

Née à Nice, Simone Veil  sera hébergée en 1940 près de Carcassonne  pour fuir le nazisme.

Née dans une famille juive aux origines lorraines, elle est déportée à Auschwitz à l'âge de 16 ans, durant la Shoah, où elle perd son père, son frère et sa mère.

Rescapée avec ses sœurs Madeleine et Denise, elles aussi déportées, elle épouse Antoine Veil en 1946 puis, après des études de droit et de science politique, entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire.

En 1974, elle est nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d'Estaing, qui la charge de faire adopter la loi dépénalisant le recours par une femme à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), loi qui sera ensuite couramment désignée comme la « loi Veil ».

Elle apparaît dès lors comme l’icône de la lutte contre la discrimination envers les  femmes en France.

Elle est la première présidente du Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel, de 1979 à 1982. 

De façon générale, elle est considérée comme l'une des promotrices de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne.

De 1993 à 1995, elle est ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville, « numéro deux » du gouvernement Édouard Balladur, puis siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007, avant d'être élue à l'Académie française en 2008.

Sur décision du président Emmanuel Macron, Simone Veil fait  son entrée au Panthéon avec son époux le 1er juillet 2018.

 

Une vie dans le Grand Sud

Simone Veil est donc née à Nice et en 1940 la famille se réfugie vers Carcassonne

Le 10 juin 1940, l'Italie de Mussolini déclare la guerre à la France. 

A Nice où vivent les Jacob, le père de Simone est un homme posé et clairvoyant. Il n'a qu'une peur ; c'est qu'une fois l'armistice signée, les Italiens ne revendiquent l'ancien comté de Nice et éventuellement la Savoie. « Mes enfants Italiens ? 

Jamais ! » s'exclame t-il. Pensant les protéger de ce péril, il les envoient par le train rejoindre ses oncles et tantes. 

Ces derniers ayant fui Paris depuis l'invasion de la France par les troupes Allemandes, s'étaient réfugiés dans un village à côté de Carcassonne. Dans les souvenirs de Simone Veil, elle arrive le 15 ou 16 juin 1940 dans cet hôtel près de Carcassonne. 

Là, pendant trois ou quatre jours, elle vit entassée avec ses oncles et ses tantes. Les gens déracinés pleuraient et l'angoisse se faisait encore plus vive. 

C'était un lieu où se trouvaient beaucoup de réfugiés Belges. 

L'atmosphère pesante contrastait avec le bel été chaud qui s'annonçait. Finalement, la crainte d'une séparation encore plus longue avec ses parents amena les oncles et tantes à la renvoyer à Nice. 

Eux, souhaitaient trouver le moyen de rejoindre l'Angleterre. 

Simone avec sa sœur et son frère rentra sur la Côte d'Azur où un effroyable destin l'attendait avec sa famille.

Peut-être ne saurons-nous jamais dans l'hôtel de quel village, Simone Veil a séjourné. 

Martial Andrieu, historien audois, pense que c'est à  Bram que la famille sera hébergée.

D'autres estiment que ce serait plutôt à Conques-sur-Orbiel, mais rien n'est moins sûr.

Toujours est-il que pendant la guerre Madame Veil est passé près de Carcassonne.

 

 

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