La guerre des Demoiselles, conflit méconnu

En 1829, alors que la population de l'Ariège ne cesse d'augmenter et que les paysans s'appauvrissent, le Roi Charles X décide de reprendre aux communes le sol domanial en instaurant une nouvelle administration forestière.

Son but, reconstituer la forêt évastée par des siècles d'exploitation.

Cette nouvelle réglementation régalis « l’usage des forêts, en particulier concernant le ramassage du bois, les coupes et surtout le pâturage désormais mis en défens (interdit), le droit de marronnage, et les droits de chasse, de pêche et de cueillette ».

Or depuis le Moyen-Age, le Couserans et les hautes vallées de l'Ariège, reculés, vivent en quasi autarcie.

La forêt assure la survie de la population qui la considère comme sienne.

Les paysans des vallées de la Bellongue, de Bethmale, du Biros mais aussi de Massat, s'insurgent et « les Demoiselles » entrent ainsi en scène.

Déguisés en femmes avec de longue chemises blanches, des foulards ou des perruques, le visage noirci ou caché, les hommes attaquent, de préférence de nuit, les grands propriétaires, les gardes forestiers et gendarmes, les maîtres de forges et les charbonniers.

Inorganisés et sans conscience politique, les paysans conduisent cette guerre avec peu d'armes.

Mais ces actions simples et directes, menées contre tous ceux qui entravent la libre utilisation des forêt, deviennent rapidement populaires et le mouvement ne tarde pas à s’étendre dans les régions voisines du département de l’Ariège.

Sous son aspect carnavalesque cet événement va voir « les Demoiselles » répandre une atmosphère de peur.

À partir de l’été 1830, les actions se font plus violentes et s’étendent à toute l’Ariège et  sont dirigées notamment contre les maîtres de forges.

 Cette peur, ces actions violentes inciteront le pouvoir à instaurer des mesures d'amnistie et assouplir les lois de cette administration forestière.

Ce conflit, intense de 1829 à 1832, s'étendra jusqu'en 1872.

Au total, cette révolte ne fit que deux morts en 43 ans.  Du côté du « parti de l’ordre », un garde forestier abattu par des paysans en 1867 et du côté des « Demoiselles », François Baron tué par les gardes forestiers en 1832.

 

 

 

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