Jules Léotard, Toulousain et inventeur du trapèze

Jules Léotard est né à Toulouse en 1938. Le 12 novembre 1859, à Paris au Cirque Napoléon, devenu depuis Cirque d’hiver Bouglione, alors qu’il n’est âgé que de 21 ans, il présente « Les Merveilles Gymnastiques » ou «  La Course aux Trapèzes, un spectacle de haute voltige. 
De trapèze en trapèze, avec des sauts périlleux aériens, il réalise un exploit qui ne passe pas inaperçu. Très rapidement, le Tout-Paris se bouscule pour le voir.
Napoléon III et son épouse, l’Impératrice Eugénie assistent en personne à l’avant-dernière représentation.
Salué par les journaux parisiens qui s’enflamment, il est comparé dans le Journal de Toulouse à un homme volant par Théophile Gautier.
Il devient vite très riche et impose ses volontés ? Il refuse ainsi de porter le costume traditionnel des écuyers, uniforme des artistes du cirque qui, estimait-il ne mettait pas assez en valeur sa musculature impressionnante.
Il adopte alors un justaucorps de soie noire dont les échancrures mettent en valeur les saillies de sa poitrine.
Les clichés de cet Apollon du Trapèze réalisés par le photographe Paul-Emile Pesme le représentant torse nu, en position de danseur ou de lutteur connaissent un grand succès auprès des dames. Pourtant, jugés indécents, ils seront confisqués par la Justice.
Sa fortune, estimée à 20 000 livres de rente est gérée par son père Jean Léotard qui possède deux gymnases très prisés à Toulouse, le premier rue du rempart Saint-Etienne, le second à l’angle du boulevard Napoléon et du chemin de la Poudrière, aujourd’hui boulevard de Strasbourg et rue de la Concorde.
Jules Léotard quitte le Cirque Napoléon et se produit dans les capitales européennes, subjuguant tour à tour, la cour du Prince Frédéric de Prusse à Berlin, le Tsar Alexandre II à Saint-Pétersbourg, le Roi Victor Emmanuel à Rome.
A Londres, il est engagé au Royal Cremone Gardens de Chelsea où il travaille pour la première fois avec cinq trapèzes. Lors de ce spectacle, Charles Dickens s’avoue stupéfait…
A l Alhambra Palace, ses représentations attirent chaque soir près de 6000 spectateurs.
En 1862, amoureux d’une jeune actrice dramatique italienne Sylvia Bernini, il l’épouse sans le consentement de ses parents.
Au faîte de sa gloire, en Angleterre, il est le héro de nombreuses chansons composées en son honneur. En 1867, « The daring young man on the flying trapèze » (L’audacieux jeune homme au trapèze volant) de Geoge Leybourne devint un grand succès populaire.
Il se produit également aux Etats-Unis.
Entre deux tournées il se repose dans la propriété familiale du Vernet en Ariège.
C’est là qu’il s’adonne au vélocipède et remporte en mars 1870 la course Villefranche-du-Lauragais – Toulouse – Villefranche.
Il décède quelques mois plus tard, à 32 ans, victime de la variole noire.
Une plaque est inaugurée à Toulouse en décembre 2010 par Anne Crayssac, élue toulousaine. Cette plaque porte l’inscription « Jules Léotard, né à Toulouse en 1838, mort à Toulouse en 1870, inventeur du trapèze volant ».
La rue accueillant cette plaque se situe derrière la caserne de gendarmerie Courrèges, non loin de l'avenue Jean-Rieux. Elle relie la rue Jean-Martin Charcot à l'impasse Blancou.

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